Regardez sur le Web: les sites qui marchent, ceux qui ne marchent pas. Quelle erreurs commettent les seconds que les premiers évitent?

Erreur n°1: se laisser entraîner par le royaume des apparences

On passe beaucoup de temps à parler du graphisme lors d’un projet web. Pourtant, les sites web les plus efficaces sont rarement des oeuvres d’art. Amazon, Google, Booking et Pixmania jouent-ils les Miro et les Picasso? Non, mais ils maîtrisent le monde, ou leur secteur. Pour William Legros: “Le projet web mature se reconnaît à ceci : davantage d’attention à l’architecture d’information et aux fonctionnalités qu’à l’environnement graphique.”

Erreur n°2: greffer l’architecture du site web sur l’organisation de l’entreprise

Organisez un comité de direction pour parler du contenu du site web? Chaque directeur voudra “son” bouton sur la page d’accueil. Et plus gros que celui du voisin! Le spécialiste américain du Web Jakob Nielsen appelle cet égocentrisme le “vice-presidential button syndrome”. Concentrez-vous sur les besoins de vos utilisateurs, moins sur l’ego de vos managers.

Erreur n°3: travailler à l’intuition en amont

Il existe des méthodes efficaces pour tester et affiner l’architecture d’information d’un site web. L’Ascension du web utilise par exemple, des tests pour rentrer dans la logique des utilisateurs et hiérarchiser les contenus en fonction de leurs attentes et des tests pour détecter les parcours empruntés réellement par les utilisateurs lorsqu’ils recherchent une information. Il s’agit de sortir de l’intuition pour faire des choix rationnels, avec les futurs utilisateurs.

Erreur n°4: travailler à l’intuition en aval

La vie d’un site web commence avec sa mise en ligne. Et, là, Google Analytics est devenu incontournable. Identifier les sources de trafic permet d’amplifier les succès ou corriger les freins. Sur base objective, il est possible de vérifier et corriger le succès d’un site web en détectant les endroits du site web où les utilisateurs accrochent ou décrochent, les pages qui intéressent, celles qui font fuir. Et l’analyse précise des statistiques permet de corriger le tir après confrontation avec le monde réel.

Erreur n°5: traiter le contenu texte comme le parent pauvre

L’Ascension du Web insiste sur ce point: “Peu d’entreprises sont conscientes de combien le choix d’un mot dans un titre ou dans un bouton peut affecter le référencement ou les conversions. Le texte reste souvent considéré comme un élément de remplissage d’une page web. En réalité, il constitue l’essentiel. Il attire les moteurs de recherche et capte, bien avant le graphisme, l’attention du lecteur. Même si la vidéo prend de l’ampleur sur le Web aujourd’hui, le texte reste la matière première du référencement naturel.”